SUJETS BRÛLANTS


Question 2: Comment peut-on prétendre que l'utilisation d'animaux pour faire un produit de luxe peut se défendre moralement?

  • La plupart d’entre nous avons grandi avec les belles histories de Bambi et autres animaux qui peuplent le merveilleux monde de l’enfance. Mais la Nature n’est pas le royaume enchanté de Disney! Pour assurer la survie des espèces, la Nature produit plus d’animaux que ce qu’elle peut supporter jusqu’à maturité. Ce “surplus” de bêtes meurent de faim, de maladies ou servent de nourriture aux autres animaux. Nous pouvons utiliser une partie de ce surplus sans menacer l’équilibre naturel de la faune; c’est ce que l’on appelle “l’utilisation durable”, un principe écologique reconnu et promu par toutes les organisations sérieuses dédiées à la conservation de la faune. L’industrie de la fourrure (et autres utilisations de la faune sauvage) encourage même la protection des habitats naturels puisque c’est une source de revenus pour les trappeurs. Et même s’il n’y avait pas un marché pour la fourrure, le piégeage serait encore nécessaire dans bien de régions pour prévenir la propagation de maladies (telle la rage), protéger les propriétés et aider à maintenir un sain équilibre dans les habitats disponibles. Les trappeurs sont des véritables praticiens environnementalistes!
  • Les fermes d’élevage d’animaux à fourrure sont également conformes aux principes environnementaux : les animaux ‘‘recyclent’’ les déchets de notre chaîne alimentaire (abats, produits laitiers et céréales) puisqu’ils leur servent de nourriture. Ils nous procurent des produits de valeur telle la fourrure; les restes nous fournissent des huiles et des fertilisants naturels.
  • Bien que la fourrure soit considérée un produit de luxe relativement cher à cause de la quantité de travail requise pour sa production, il faut se rappeler que la plupart des quelques 70 000 personnes qui travaillent au sein de cette industrie au Canada ne sont pas riches. Ce sont des trappeurs autochtones et non-autochtones qui habitent en régions éloignées; ce sont des personnes qui travaillent dans des fermes familiales; ce sont des artisans qui préservent des techniques ancestrales transmises de génération en génération.
  • Pour bien de trappeurs et des communautés autochtones habitant loin des centres urbains, la chair de castor et autres viandes sauvages font partie de leur régime alimentaire. Ce qu’ils ne consomment pas est retourné dans la nature pour nourrir d’autres animaux. Rien n’est gaspillé!

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